Approche psychopharmacologique

QU'EST-CE QUE L'APPROCHE PSYCHOPHARMACOLOGIQUE?

La pharmacothérapie considère les problèmes psychologiques comme résultant d'un déséquilibre biologique et neurologique. Le traitement est alors purement médical et la détresse psychologique est considérée comme un symptôme d'un problème physique.

Les traitements de cette approche se font généralement par des médicaments qui doivent être prescrits par un psychiatre ou par un médecin de famille. Bien que les traitements psychopharmacologiques soient efficaces pour réduire les symptômes de plusieurs problèmes de santé mentale, ils semblent être plus efficaces à long terme lorsqu'ils sont combinés à une psychothérapie.

Quel est l'objectif de l'approche psychopharmacologique?

L'approche psychopharmacologique tente de réduire les symptômes psychologiques qui causent à l'individu de la détresse à l'aide de médicaments. Étant donné que la majorité des troubles psychopathologiques seraient, selon cette approche, liées à des déséquilibres chimiques dans le cerveau, les traitements par médicaments visent à rétablir la balance dans le cerveau pour ainsi réduire la souffrance du client.

QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES DE L'APPROCHE PHARMACOLOGIQUE?

Les caractéristiques particulières de la psychopharmacologie sont leur base médicale. Afin de traiter les difficultés psychologiques, cette approche se base sur cinq grandes catégories de médicaments :

  • Antipsychotiques : Ces médicaments sont utilisés dans le traitement des psychoses, des symptômes maniques, des idées délirantes et des hallucinations. Les antipsychotiques agissent sur les neurotransmetteurs de dopamine.
  • Antidépresseurs : Ces médicaments interviennent afin d'équilibrer le niveau de neurotransmetteurs de sérotonine et/ou de noradrénaline dans le système nerveux. Ils sont prescrits pour aider à traiter les symptômes dépressifs et anxieux.
  • Anxiolytiques : Ils sont utilisés pour le traitement des troubles d'anxiété. Les benzodiazépines ont un effet tranquillisant, relaxant et diminuent le sentiment d'anxiété et le stress. À fortes doses, ces psychotropes peuvent aussi aider à dormir. Les anxiolytiques peuvent être addictifs et doivent donc être consommés avec précaution.
  • Stabilisateurs de l'humeur (thymorégulateurs) : Ces médicaments, tels que le lithium, sont utilisés pour régulariser les déséquilibres de l'humeur. Ils sont notamment utilisés pour traiter le trouble bipolaire.
  • Stimulants : Les médicaments, comme le Ritalin©, sont des stimulants prescrits pour les troubles de l'attention avec hyperactivité. Ils augmentent le taux des neurotransmetteurs de dopamine et de sérotonine dans le cerveau afin de favoriser la concentration.

Chaque médicament peut avoir des effets secondaires. Il est essentiel de s'informer sur les effets secondaires possibles d'un médicament que l'on prend auprès de son psychiatre ou de son médecin généraliste. Il est possible, étant donné que chaque être humain est différent, que le dosage des médicaments demande des ajustements pour arriver à donner les résultats recherchés. Il faut donc être patient si les doses ne fonctionnent pas immédiatement et collaborer avec ton médecin.


POUR EN SAVOIR PLUS SUR L'APPROCHE PSYCHOPHARMACOLOGIQUE

La psychopharmacologie se base sur des apprentissages en neuroscience qui vise à comprendre les liens entre l'activité dans le cerveau et les pensées, émotions, comportements, mémoire, langage, etc. Pour identifier ces liens, ce domaine s'appuie sur différentes techniques, telles que :

  • L'électroencéphalographie (EGG) : montre les signaux électriques émis par le cerveau;
  • La tomographie par émission de positron (PET scanner) : imagerie cérébrale;
  • L'imagerie par résonance magnétique (IRM).

Différentes disciplines existent en neuroscience. On y retrouve :

  • La neuroanatomie : l'étude du cerveau, des neurones aux parties plus grandes et plus complexes;
  • La neuroendocrinologie : l'étude des interactions entre les hormones et le système nerveux ainsi que des neurotransmetteurs;
  • Neurobiologie : l'étude de l'interaction entre les récepteurs (ex. : l'œil) et le système nerveux et la façon dont l'information se transmet et est traitée par le cerveau puis retournée aux muscles et aux nerfs pour produire des réactions et des comportements;
  • Neuroscience cognitive : l'étude des liens entre les fonctions cognitives (ex. : mémoire, langage) et les structures du cerveau;
  • Neuropsychologie cognitive : l'étude des lésions au cerveau et de leur impact sur les comportements et les cognitions.

Ces disciplines permettent d'identifier les anomalies dans le cerveau qui sont parfois liées à un trouble psychopathologique.

SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and Statistical Manual for Mental disorders, Fifth Edition. Washington, DC : American Psychiatric Association. 
Hunsley, J. & Lee, C. M. (2010). Introduction to clinical psychology: An evidence-based approach. John Wiley & Sons.

Myers, D. G. (2004). Exploring psychology. Macmillan.
Nevid, J., Rathus, S. & Greene, B. (2011). Psychopathologie (M. Huberdeau, M. Chevrier, L. Blanchette & N. Cormier, Trans.). Upper Saddle River, NJ: Pearson.

Société canadienne de psychologie. (2014). Prendre la décision de consulter un psychologue : à quoi s'attendre?. Document consulté le 19 octobre 2014, lien.

Société psychanalytique de Paris. (2014). Psychothérapie psychodynamique : quelques principes et analyseurs. Document consulté le 19 octobre 2014, lien.

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