Approche cognitive

QU'EST-CE QUE L'APPROCHE COGNITIVE?

La cognition est la faculté du cerveau qui permet de penser, de traiter et d'emmagasiner de l'information ainsi que de résoudre des problèmes. Lorsque l'on parle de cognition, on parle de pensées, de mémoire, de représentations mentales, de schémas de la pensée, du langage, de l'attention, de motivation, de perception, de capacités intellectuelles, etc.

Ce qui intéresse particulièrement l'approche cognitive, c'est notre manière de penser. Cette approche permet de comprendre nos processus cognitifs et mentaux, qu'ils agissent de manière inconsciente (automatique et hors de notre contrôle) ou consciente (non automatique et contrôlable).

Lors d'une thérapie, le thérapeute va essayer de mieux comprendre les processus automatiques qui te posent problème afin de les rendre contrôlables (ou plus contrôlables) et mieux adaptés à ta vie. L'objectif ? Te soulager le plus possible de tes symptômes et de tes difficultés.

Quel est l'objectif de l'approche cognitive?

Il y a plusieurs théories sur les processus cognitifs et leurs conséquences sur notre vie qui mettent l'accent sur des aspects différents de la cognition. Ces théories influencent aussi l'approche à la thérapie et l'explication donnée au sujet des différents troubles, des symptômes, des raisons pour lesquelles une personne peut avoir des difficultés, etc. De manière générale, dans cette approche, la psychopathologie résulte d'une interprétation inadaptée de soi-même, de la situation présente et des évènements passés et futurs.

Selon cette approche, notre détresse psychologique est possiblement liée à une manière inadéquate, irrationnelle, dysfonctionnelle, non organisée ou problématique de traiter ou d'interpréter l'information. Les thérapies cognitives sont alors orientées vers la réorganisation, le changement ou la rééducation des cognitions (pensées) inadaptées, souvent automatiques.

QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES DE LA THÉRAPIE COGNITIVE?

Dans l'approche cognitive, le traitement se centre sur le rôle médiateur des cognitions (la manière d'intégrer, d'assimiler et de déchiffrer l'information externe et interne) dans le développement des comportements non désirés qui causent de la détresse psychologique.

C'est la manière d'interpréter et de se représenter les évènements qui déterminent notre comportement ainsi qu'une grande partie de notre personnalité. 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR L'APPROCHE COGNITIVE

L'approche cognitive se concentre sur la façon dont on traite l'information externe (les évènements) et interne (nos pensées et sentiments). Chaque personne construit et comprend les choses différemment, même lorsqu'il s'agit d'une situation externe partagée. En effet, deux personnes peuvent vivre, comprendre et se souvenir d'un même évènement de façon complètement différente, car les pensées et les cognitions ne fonctionnent pas de la même manière d'une personne à l'autre.

L'une des façons d'examiner la manière dont on traite l'information est d'étudier les schémas cognitifs (théorie d'Aaron T. Beck). Un schéma cognitif est une structure de la pensée qui organise et regroupe les informations recueillies par les expériences que nous avons vécues depuis notre enfance.

Ces connaissances sur le monde restent dans notre mémoire et traitent l'information de manière automatique. En effet, les schémas que nous construisons sont très personnels et complexes. Ils influencent notre façon de comprendre les situations et de réagir à celles-ci, ainsi que nos comportements, nos émotions, notre attention, notre mémoire et notre manière de comprendre ce qui se passe autour de nous.

Nous avons des schémas de base (ex. : « Je suis X. », « Il est Y. ») ainsi que des schémas de cause à effet (ex. : si je réussis ma présentation, j'aurais alors une bonne note). Bref, nous avons des schémas pour de nombreuses choses (comme les dangers, les situations agressantes, etc.) et ceux-ci varient d'une personne à l'autre.

Dans certains cas, les schémas peuvent être inadaptés. Par exemple, un schéma qui associe un « accrochage » d'épaule avec une menace et fait en sorte que l'on devient très insulté et agressif. L'interprétation de la situation et la réaction envers celle-ci seraient causées par un schéma cognitif rigide automatique inadapté qui peut être travaillé en psychothérapie.

Ce qu'il faut retenir, c'est que notre façon de penser peut maintenir un problème que nous avons (ex. : cet échec signifie que je ne suis bon à rien), mais peut également nous aider à nous sortir de ce même problème (ex. : cet échec signifie que je dois étudier plus fort la prochaine fois).

SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and Statistical Manual for Mental disorders, Fifth Edition. Washington, DC : American Psychiatric Association. 
Hunsley, J. & Lee, C. M. (2010). Introduction to clinical psychology: An evidence-based approach. John Wiley & Sons.

Myers, D. G. (2004). Exploring psychology. Macmillan.

Nevid, J., Rathus, S. & Greene, B. (2011). Psychopathologie (M. Huberdeau, M. Chevrier, L. Blanchette & N. Cormier, Trans.). Upper Saddle River, NJ: Pearson.

Société canadienne de psychologie. (2014). Prendre la décision de consulter un psychologue : à quoi s'attendre?. Document consulté le 19 octobre 2014, www.cpa.ca/publicfr/consulterunpsychologue/psychologuequoisattendre.

Société psychanalytique de Paris. (2014). Psychothérapie psychodynamique : quelques principes et analyseurs. Document consulté le 19 octobre 2014, www.societe-psychanalytique-de-paris.net/wp/?p=5923.

PARTAGER